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Date de création : 28.04.2013
Dernière mise à jour :
25.12.2013
6 articles
UDI - Fiche ID clés n°14 – 29 mai 2013 1
Fiche ID clés n°14
La position de l’UDI sur
la réforme de l’enseignement supérieur
(projet de loi ESR / projet de loi Fioraso)
L’UDI EST POUR LA SPECIALISATION PROGRESSIVE EN LICENCE
Le projet de loi prévoit que les licences soient davantage généralistes, au moins les 2
premières années, avec spécialisation progressive et la possibilité pour l’étudiant de se
réorienter en cours de route. Cette mesure peut réduire l’échec étudiant et rendre les choix
d’orientations plus flexibles.
L’UDI EST POUR LA NOMENCLATURE UNIQUE DES DIPLOMES
La dispersion actuelle des intitulés et des formations recouvertes par les diplômes pose
problème. Le projet de loi prévoit une nomenclature nationale unique.
L’UDI EST POUR DAVANTAGE DE POIDS POUR LA SOCIETE CIVILE
Le projet de loi prévoit que les personnalités extérieures au conseil d’administration
participent désormais à l’élection du président de l’établissement. Cette mesure intègre
davantage la société civile.
L’UDI EST POUR L’ENSEIGNEMENTS EN ANGLAIS, MAIS LE FRANÇAIS DOIT RESTER LA LANGUE PREPONDERANTE
Davantage de cours en anglais, c’est s’adapter à la recherche mondiale, dont l’anglais est la
langue commune. C’est aussi rendre l’enseignement supérieur français plus attractif pour les
étudiants étrangers. Cependant, le français doit rester la langue prépondérante de notre
enseignement supérieur. Il faut donc garantir que les étudiants étrangers aient à apprendre
le français et il faut que cet apprentissage compte dans leur évaluation.
L’UDI EST POUR L’ALTERNANCE, MAIS AVEC L’ENTREPRISE COMME MOTEUR
Le projet de loi prévoit de doubler le nombre d’étudiants en alternance d’ici 2020. Cette
formation est une priorité car c’est un véritable vivier d’emplois pour les jeunes, mais l’UDI
déplore que, comme c’est pourtant le cas en Allemagne, l’entreprise ne soit pas au cœur du
dispositif.
L’UDI EST CONTRE LA «RECENTRALISATION»
Les mesures de la précédente majorité confiaient aux établissements le soin de piloter eux-
mêmes leur stratégie d’enseignement et de recherche (lois de 2006 et 2007). Le projet de loi
ESR fait un pas en arrière, via une «Stratégie nationale de l’Enseignement supérieur» et un
«Agenda stratégique de la Recherche à l’Horizon 2020». L’UDI est contre ce mouvement de
«recentralisation», elle préconise de faire confiance aux établissements.
UDI - Fiche ID clés n°14 – 29 mai 2013 2
L’UDI EST CONTRE DES PROJETS PEDAGOGIQUES SOUS TUTELLE
La nomenclature unique des diplômes est nécessaire. Cependant, alors qu’aujourd’hui les
diplômes sont habilités, le projet de loi prévoit que les établissements eux-mêmes soient
accrédités pour les délivrer. L’UDI est contre cette tutelle sur les établissements. Elle
préconise un système d’habilitation des diplômes par simple contrôle de conformité.
L’UDI EST CONTRE LA PROPRIETE INTELLECTUELLE POUR L’ETABLISSEMENT
En matière de recherche, le projet de loi prévoit que la propriété intellectuelle soit réservée
à l’établissement, ce qui nie la contribution du chercheur et le cas échéant, celle de
l’entreprise partenaire. L’UDI est contre la propriété intellectuelle au seul établissement. Elle
se prononce pour une propriété conjointe entre le chercheur, l’établissement et l’entreprise,
selon une règle des trois tiers, ou faute d’entreprise associée, à égalité entre le chercheur et
l’établissement.
L’UDI EST CONTRE L’AFFAIBLISSEMENT DE LA GOUVERNANCE DES ETABLISSEMENTS
Le projet de loi prévoit la réduction du rôle du président et du conseil d’administration au
profit d’un nouveau Conseil académique. Sous couvert de collégialité, c’est un pas en arrière
par rapport aux mesures prises par la précédente majorité, qui avait rationalisé la
gouvernance. L’UDI est contre ce recul de la rationalisation de la gouvernance. Elle préconise
le maintien en l’état des prérogatives du président et du conseil d’administration.
LES 3 PROPOSITIONS COMPLÉMENTAIRES DE L’UDI
• Créons une allocation d’études supérieures
Le projet de loi ne répond pas au problème de la pauvreté et de la dépendance financière
des étudiants. L’UDI préconise la création d’une allocation d’études supérieures, placée sous
condition de ressources et financée par la suppression de la demi-part fiscale dont
bénéficient les parents des étudiants de moins de 25 ans.
• Réglons la crise de financement de l’enseignement supérieur
Les finances publiques sont sinistrées. Or les établissements dépendent avant tout du
financement public. En l’état, leur crise de financement ne peut donc que s’aggraver. Le
projet de loi ne traite pas ce problème. L’UDI préconise d’encourager les établissements à
davantage utiliser les outils de la réforme LRU : en particulier la dévolution du patrimoine
immobilier et les fondations passerelles pour le financement privé.
• Sur le modèle allemand, ouvrons la vie universitaire au secteur privé
Pour justifier la «recentralisation» de la stratégie d’enseignement et de recherche, la
ministre invoque l’exemple allemand de la High Tech Strategy 2020. C’est méconnaître sa
teneur. Il s’agit en réalité d’étroits partenariats décentralisés entre universités et
entreprises. Selon le ministère allemand de l’Enseignement et de la recherche, il s’en est
suivi une hausse de près de 20% de l’investissement privé dans la recherche entre 2005 et
2010. L’UDI préconise de s’inspirer réellement de ce modèle, en copiant en France le
système des grands partenariats autonomes universités-entreprises.